« How Bad », ou comment j’ai créé puis fermé ma société

Récemment, je suis tombé sur le blog Think and Grow Chick de Courtney Sanders, une Consultante Business et Développement Personnel . Un article en particulier a attiré mon attention : How bad do you want it ?

Ce n’est pas tant l’article, aussi intéressant soit-il, que le titre et la question qu’il pose qui ont provoqué chez moi une remise en question.

Lorsque j’ai créé ma société, ou du moins quand j’ai annoncé sur le blog sa création, je m’étais engagé à faire un bilan sur mon expérience entrepreneuriale. Eh bien, après huit mois d’activité, j’ai envoyé, il y a quelques jours, ma déclaration de cessation d’activité. « Queuh-ouaa ? Mèèkècekicépacé » vous demandez-vous ? C’est simple, je peux résumer mon échec en trois points : 1) mauvaise organisation; 2) zéro prévisions budgétaires; 3) et surtout pas de réelle motivation.

Je parle de cette envie du fond des tripes qui te pousse à entreprendre et que je n’avais pas pour ce projet. Oui, c’est cool d’être entrepreneur(e), d’avoir sa société enregistrée au Registre du Commerce mais si tu n’as pas cette « rage de vaincre », si tu crées une entreprise juste parce que c’est tendance et que ça fait bien sur le profil Linkedin ou la carte de visite, tu n’iras pas bien loin. It takes much more than that, you HAVE to REALLY want it.

Un exemple parlant (parmi tant d’autres), Dina Cimarusti. Cette jeune artiste s’est inscrite à FACE OFF, une émission de télé-réalité sur le maquillage Sci-Fi et effets spéciaux que j’adore. Quand elle a été retenue pour la saison 7 de l’émission, elle a démissionné et laissé famille et amis pour y participer. Je me souviens avoir hurlé devant mon écran « Mais tu es folle; il fallait au moins garder ton job, au cas où ». Au cas où ! Le pire ? Elle avait très peu d’expérience (moins d’1 an je crois) en maquillage sci-fi, quand d’autres candidats le faisaient depuis 5, 6, voire 10 ans. Mais même avec le manque d’expérience, même avec la pression des éliminations, elle croyait dur comme fer en son rêve. Et devinez quoi ? Elle est allée jusqu’en finale et c’est elle qui a gagné. Boom, dans ta face Madame Andie avec ton « au cas où ». Évidemment, j’étais contente qu’elle gagne car c’était une de mes favoris, mais ça m’a quand même fait réfléchir.

entrepreneur

Quand on a vraiment envie de quelque chose, on fait tout son possible pour que ça marche, tous les jours on travaille à ce que le rêve devenu réalité le reste. Ça ne garantit pas de réussir, mais au moins, on fait tout pour. Ce n’était pas le cas pour moi; en partie parce que je pouvais toujours compter sur mon filet de sécurité. Je sais que certains arrivent à concilier un emploi à temps plein et leur projet d’entreprise; mais pour moi, c’était comme se dire « Bof, si ça ne marche pas, j’ai toujours ça en back-up ». Je ne dis pas non plus de tout laisser tomber sans réfléchir, faites ce qui convient le mieux selon votre situation.

Manque d’organisation et absence d’une vision claire des coûts donc. Et manque flagrant de motivation aussi. Le temps de faire le point sur ce qui a marché et ce que j’aurais pu mieux faire, je planche déjà sur mon prochain projet. Et celui-là, j’ai VRAIMENT envie de le réussir.

What about you ? HOW BAD do you want it ?

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