Quand on aura vieilli…

Comment imaginez-vous votre vieillesse ? Pour moi, je la visualise dans mon exploitation agricole, entourée de la nature. Je m’imagine passer mes journées à m’occuper de mon potager, nourrir mes poules et savourer les mangues de mon verger.

Je l’imagine dans la sérénité, car j’aurai tout fait pour vivre la vie que je voulais. J’aurai fait tous les voyages dans ma Bucket List, j’aurai aimé pleinement et j’aurai appris avidement. J’aurai réalisé et fait comprendre aux autres que ma valeur ne se trouve pas dans mes nombreuses réussites. J’aurai d’ailleurs redéfini ma vision de la réussite, ce que cela représente pour moi.

Actuellement, la réussite pour moi, c’est de mettre en place tous mes projets importants et d’avoir un patrimoine de 30 millions d’euros. Ne me demandez pas pourquoi ce montant, je l’ai décidé comme ça. Oui, aujourd’hui, c’est ainsi que j’envisage ma réussite.

Pour être totalement honnête, tous mes projets entrepreneuriaux n’ont qu’un seul objectif, ils convergent tous vers le même but : me permettre de financer mon projet ultime. C’est un projet qui me tient à cœur depuis des années. L’illumination m’est venue en 2011. En moins d’1h, j’avais tous les idées qui se sont assemblées et tout était clair devant mes yeux : mon projet d’internat pour enfants issus de familles défavorisées.

J’ai eu la chance d’apprendre dans des conditions décentes, sur tout mon cursus scolaire. Qui sait ce que je serai devenue si je n’avais pas eu ces opportunités ! Je pense à tous ces talents et ces génies qui ne seront pas révélés car leur condition sociale ne permet pas qu’ils se développent pleinement. J’ai envie d’aider. J’ai envie de les aider. J’ai envie de contribuer à cette chance. Pour un Gabon qui gagne. (Ok, je sors :D).

Donc, ma réussite, la vraie, pour l’instant, c’est de pouvoir réaliser ce projet d’internat dont je parle depuis longtemps.

Mais peut-être qu’au final, je changerai d’avis et ma réussite sera une réussite purement capitaliste, avec des millions d’euros sur mes comptes en banque, deux cartes Visa Infinite, accéder à tous les lieux paradisiaques secrets où seuls les ultra riches peuvent aller et goûter à des mets fins à plus de 2000€ le plat. Ou ce sera simplement de savoir que j’ai réussi à faire pousser des tomates et des laitues dans mon beau petit potager dans un coin de mon exploitation agricole.

Néanmoins, le 3e âge, c’est aussi la perte d’autonomie et les maladies chroniques de la vieillesse. Et c’est à ce moment que, sentant la mort approcher, les aînés tentent de se racheter pour ce qu’ils considèrent comme les erreurs de leur passé. Une relation brisée qu’on espère recoller. Un rêve qu’on tente de réaliser après des années à l’éviter ou avoir peur de passer à l’action. L’âge de la vieillesse, c’est celui où on essaie de recoller les morceaux et effacer ses regrets.

On craint la sénilité, la perte de mémoire, voire l’Alzheimer, les tremblements, les risques de chutes. Mais peut-être les deux seules choses que nous devrions craindre sont de mourir dans l’isolement et d’avoir des regrets. Peut-être qu’on devrait tout faire pour que ces deux éléments ne fassent pas partie de nos derniers moments sur Terre. Les « trucs de vieux » arriveront et on ne pourra rien y changer. Mais pour l’isolement et les regrets, essayons d’améliorer les choses dès maintenant. N’attendons pas le dernier moment.

Allez, c’était moi. A demain.

Tchüss,

2 Replies to “Quand on aura vieilli…”

  1. […] l’article d’hier, on a abordé nos projections et comment nous envisageons l’avenir pendant notre vieillesse. […]

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